AccueilS'enregistrerConnexion
Octobre 2018
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    
CalendrierCalendrier

Partagez | 
 

 Honoris Causa (1)

Aller en bas 
AuteurMessage
harki
Cadet
Cadet
avatar

Nombre de messages : 108
Age : 42
Localisation : Au soleil
Date d'inscription : 19/10/2008

MessageSujet: Honoris Causa (1)   Dim 27 Déc 2009 - 17:57

L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, vêtu de loques sales et puantes, était prostré au sol près d’une échoppe de brochettes de Wort, les yeux rivés sur l’entrée du petit local situé de l’autre côté de la rue.

Indifférent à l’agitation habituelle des passants, il ne sembla s’animer que lorsqu’un gamin portant fièrement l’uniforme du GroupSA, entra en trombe dans le magasin d’en face et se précipita vers le simulateur récréatif de Tie-Fighter, développé par le Comporn.

Les jeunesses des GroupSA pouvaient y jouer gratuitement, en introduisant simplement leur badge d’identification dans la fente prévue à cet effet. Peu de gens savaient que le Comporn récoltait des informations sur les performances des enfants qui jouaient à ce simulateur, afin d’établir une base de données, qui servirait par la suite à détecter de futurs pilotes en puissance.

L’attention de l’homme fut troublée par le vendeur de brochettes :

-T’ es encore là toi ? Dégage ! Tu fais fuir les clients !-

Le clochard leva les yeux et se leva doucement, sans un mot.
Le négociant continuait de lui postillonner au visage :

-Combien de fois je vais devoir te le dire ? T’as rien à foutre ici. La prochaine fois que j’te vois près de mon stand, j’appelle une patrouille. C’est bien compris ?-

L’indigent s’éloigna de quelques mètres et reporta son attention sur le magasin, à temps pour y voir entrer trois membres du Gang des Swoops, aisément reconnaissables à leurs coiffures si particulières. Le reflet sinistrement métallique d’une arme le fit bouillonner.



Brock, Widget et Sturm, étaient complètements défoncés aux épices mais ils en voulaient plus. Vu les prix du marché, le moyen le plus facile d’obtenir l’argent nécessaire, était de braquer un magasin.

Alors que Widget faisait semblant de s’intéresser aux pièces détachées de droïds, Sturm se rapprocha de la caméra de sécurité et Brock du comptoir.

En un instant, Sturm détruisit la caméra alors que Brock pointait son arme vers le commerçant en hurlant :

- FILE-MOI TON FRIC ! MAGNE, MAGNE, MAGNE !-

Le commerçant ouvrit la bouche afin d' implorer pour sa vie, ce qui signa son arrêt de mort. Brock fit cracher par deux fois son blaster sur la poitrine du malheureux.

Le gosse, jusque là absorbé par le jeu, sursauta en entendant les tirs et se retourna, paralysé par la peur.

Brock se tourna vers Sturm pour lui intimer l’ordre de vider la caisse, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge. Un vagabond venait de briser la nuque de son complice et se précipitait vers lui.
En une fraction de seconde, le miséreux lui déboita l épaule et le désarma tout en le projetant au sol.
La dernière chose que vit le malfrat, fut un éclair rouge vif sortir du canon en direction de sa tête.

Widget, apeuré, se précipita vers la sortie, proche du simulateur. Avant qu’il ne puisse atteindre la porte, le mystérieux justicier l’abattit de trois traits dans le dos.

Le silence revint dans le magasin et quand le regard de l’enfant put se détacher du cadavre fumant tombé à ses pieds, il croisa celui de l’inconnu pendant une éternelle seconde

-File- murmura l’homme, et le gosse s’encouru sans réfléchir.



Harki, en retard à son poste, maussade, mal à l’aise dans son uniforme gris mal taillé et étriqué, sortait de son minuscule studio à la limite de l’insalubrité.
Ce…logement (elle rigolait toute seule en pensant à ce mot), était gracieusement financé par l’antenne locale du Comporn, sa récente affectation .

Un cri lui fit tourner la tête et une main crasseuse s’écrasa contre son visage, la repoussant violement à l’intérieur.

- A TERRE SERGENT ! ILS SONT PARTOUT, ILS VONT NOUS ENCERLER !-

Le temps de réaliser ce qui lui arrivait, elle se retrouva à nouveau dans son palace, observant incrédule, un être d’une saleté répugnante verrouiller la porte en lui faisant signe de garder le couvert, un blaster à la main.

-Je n avais pas le choix, ils allaient lui faire du mal- L’inconnu ne cessait de répéter cette phrase, dénuée de sens pour Harki.

Avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, les vrombissements caractéristiques des drones de surveillance et des V-35 de réaction rapide se firent entendre dans la rue.

Quand les coups sourds de crosses d’armes retentirent sur la porte, l’inconnu poussa Harki, plus en avant dans le couloir, vers l’unique pièce du studio

-VITE ! REPLIEZ VOUS SERGENT !-

Parfaitement conditionnée, elle réagit sans discuter à l’ordre donné par un homme visiblement habitué aux situations de combats et se mit à couvert.

Les coups cessèrent, ce qui n était pas pour la rassurer, et l’homme se mit à tourner en rond dans la pièce exigüe, le regard fou.

Harki hésitait sur la marche à suivre. Elle finit par opter pour le dialogue, tout en se disant qu’elle vieillissait. Jouant le tout pour le tout, elle lança à l’intrus :

-Rapport de situation soldat-L’homme se figea.

-Storm Commando…Caporal Baüeur…au rapport-
lâcha-t-il dans un souffle.

Elle avait vu juste. Cette…chose, était un soldat d élite, ou tout du moins, l’avait été



Le Capitaine Lialam, de la Police de Mos Eisley, avait bloqué tout les accès de la rue et donnait les dernières instructions aux équipes d’assaut.

-C est bien compris ? Pas de complications : vous me faites sauter ce taudis avec ceux qui se trouvent à l intérieur. Vite fait, bien fait. Je refuse de perdre ma journée à négocier avec un malade et son bouseux d’otage-

Il claqua des doigts et les équipes se mirent en mouvement. Dans moins de 5 minutes, tout serait fini. Voilà comment il gérait sa ville.

-Votre analyse de la situation est lamentable, Capitaine-

Le ton de dégout sur lequel « Capitaine » avait été prononcé, le fit blêmir

-Et merde…- pensa t-il, se préparant à affronter le plus que probable gradé du service tant redouté : le BSI.

Il se retourna et soutenu le regard froid de l’officier un court instant.

Rassemblant son courage, il lâcha à contrecœur un –Mes respects, Monsieur.-

Le Lieutenant Tormen, flanqué de deux Soldats de Choc de l’Empire, aux armures étincelantes, le gratifia d’un sourire moqueur.

-Rappelez vos hommes, Capitaine, cette affaire ne vous concerne plus-
Lialam déglutit avec peine, partagé entre un sentiment de haine et de peur.

-Monsieur…, ce ne sont… que deux civils. Ils sont sous ma juridiction- osât il protester, sans grande conviction.

Tormen lui sourit à nouveau, ce qui ne fut pas pour le rassurer. Quand un Rancor sourit, ce n’est jamais bon signe.

-Ce « bouseux d’otage » comme vous dites, est Premier Sergent, issue d’un bataillon de combat. Êtes-vous certain de vouloir continuer votre opération ?-

Sans attendre la réponse, le sombre officier fit un léger signe de tête en direction du bâtiment à investir.
Le Capitaine se retourna pour voir ses hommes plaqués au sol et maintenus en respect par une escouade de choc, surgie de nulle part.

-Je…je ne savais pas, Monsieur-

-C’est bien pour cela que nous discuterons bientôt de votre prochaine affectation, Lialam. -

Un puissant coup de crosse sur la nuque, laissant groggy l’infortuné ex-capitaine de Police, marqua la fin de la conversation.

-Bien. Caporal TW-2589, vos hommes sont ils en place ?-

La voix du Caporal, dépourvue de toute émotion par la modulation électronique de son casque, répondit :

-*Affirmatif Monsieur. Les capteurs bio-rythmiques confirment deux formes de vies humaines. Mes tireurs sont en place et prêts à ouvrir le feu à votre signal, Monsieur*-

-Parfait. Mettez-moi en communication avec le Premier Sergent OH-1224 -

-*A vos ordres Monsieur*-





-Caporal, posez cette arme. C’est un ordre-

Le caporal hésita un instant, puis, réaffirmant sa prise sur la crosse du blaster, il se tourna vers Harki

-Je ne peux pas, Madame. J’ai encore des choses à faire.-

-Caporal…pour sortir d ici en vie, vous n'avez pas d’autre choix. Posez votre arme et rendez vous-

Baüeur ricana doucement

-Je doute qu’ils me laissent sortir. Vous feriez mieux d évacuer le bâtiment, Madame. Les choses vont se corser-

Le comlink de Harki se mit à sonner. Elle fixa Baüeur, l’interrogeant du regard

-Il faut répondre- Lui dit-elle.

Il se détourna et se remit en position près de l’entrée.
Elle sortit sont comlink et ouvrit la communication.

-Bonjour, Premier Sergent Ogovi- annonça une voix calme et détendue, -Je suis le Lieutenant Tormen, BSI-

Harki leva un sourcil

-Alors, Ogovi ? Que pensez-vous de la situation ?-

-Monsieur ?-

- Est-il menaçant envers vous ?

-Non Monsieur. C est….un soldat, un des nôtres mon Lieutenant, un certain Caporal Ba…-


Tormen la coupa :

-Nous le savons, oui. Très bien, 1224. Préparez vous, nous donnons l’assaut-

Le comlink redevint muet.
Elle regarda Baüeur et lui dit :

-Je peux vous aider caporal mais pour cela, il faut sortir vite…très vite !-

Un coup lourd sur la porte d’entrée métallique au bout du couloir, suivi d’une gerbe d’étincelles, leurs fit tourner la tête et Baüeur leva son arme.




Le tireur Alpha 2 était allongé sur le toit, immobile. Depuis 5 secondes, il avait dans son viseur, deux formes. Il les scrutait au travers d’une lucarne de l’habitation située à moins de 100 mètres.
De par la nature du verre, il ne devinait que de vagues ombres qui ne lui permettaient pas d’acquérir formellement sa cible. A la limite de son champ de vision, sur un coin de l’image digitale de son viseur, un point orange était visible.

Quand il presserait le petit bouton situé sous le pouce de sa main gauche, il confirmerait l’identification cible. Le moment propice, le point orange passerait au vert, scellant le sort de sa proie.

Le bonheur ?: C'est quand votre cible devient verte.

Il entendit dans l'écouteur :

–*Beta, Go *!-

Il traqua un signe dans sa lunette, attentif au moindre mouvement d’une des ombres fantomatiques.
L’une d’elles bougea.

Alpha 2 l’identifia instantanément et enfonça le bouton code vert. C’était la silhouette d’un homme armé. Sa cible.

Un court instant plus tard, le point orange passa lui aussi au vert et il pressa la gâchette de son arme.


….


En voyant la porte fondre bruyamment, la première pensée de Harki fut :

-Ils sont cons ou suicidaires ? Par la porte ?! Au fond d’un couloir ?-

Elle jeta un coup œil vers Baüeur, à l’arme prête, puis fit le tour de la pièce du regard. Ses yeux se fixèrent sur la lucarne.

-Panne dans l’espace !*-

Accroupie en face de Baüeur, elle se détendit comme un ressort, et plongea sur lui, mue par un réflexe.
Un faisceau de chaleur irradiante lui frôla visage et elle senti un liquide chaud et poisseux l’éclabousser.


Elle tomba sur la poitrine du soldat déchu. Son épaule était brulée par la chaleur et le rayon l'avait traversé de part en part, lui perforant le poumon droit. Il se mit à tousser, crachant des gouttelettes de sang.

La porte explosa, elle leva les yeux et vit l’impact dans le mur, là où une fraction de seconde auparavant, se trouvait la tête du Storm Commando Baüeur.


*NDLA : « panne dans l’espace » devenu un juron populaire, est l’empreinte dans le langage de la pire crainte des pionniers des vols hyper spatiaux monoplaces: la panne en cour de saut, ce qui à l’époque entrainait généralement la désintégration du petit appareil.



Tenue en joue par les quatre hommes de l’équipe Beta, Harki, à genoux au sol, réclamait un médecin, tout en comprimant la plaie du blessé.



(à suivre)
Revenir en haut Aller en bas
Athil
Colonel
avatar

Nombre de messages : 2139
Age : 42
Date d'inscription : 22/03/2009

MessageSujet: Re: Honoris Causa (1)   Dim 27 Déc 2009 - 20:14

Toujours aussi bien ecrit Harki.

Vivement la suite...

_________________

Si j’avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi ; si je recule, tuez-moi.
Revenir en haut Aller en bas
harki
Cadet
Cadet
avatar

Nombre de messages : 108
Age : 42
Localisation : Au soleil
Date d'inscription : 19/10/2008

MessageSujet: Re: Honoris Causa (1)   Mar 29 Déc 2009 - 21:37

Merci merci!

A ce propos, je cherche un ou une partenaire d ecriture. je sais où je vais avec cette histoire, mais j ai besoin d aide au scenario. je suis egalement ouverte a tout autre projet d'ecriture. si vous vous sentez l'âme d'écrivain, n'hesitez pas a me contacter via la messagerie du fo, d'avance merci!

Bises!
Revenir en haut Aller en bas
Aranyl
Chef milicien
avatar

Nombre de messages : 2803
Age : 58
Localisation : Alsace, Naboo, perdu dans une forêt
Date d'inscription : 24/04/2008

MessageSujet: Re: Honoris Causa (1)   Mer 30 Déc 2009 - 10:16

Cela fait longtemps que je n'ai plus écrit d'histoires mais je veux bien m'y remettre.

_________________


Kill them all, let Medic sort them out - Larme forever

Je suis trop vieux pour ces conneries!
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Honoris Causa (1)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Honoris Causa (1)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Archivage :: Le lieu du Role Play :: Histoires-
Sauter vers: